Description

photo Synopsis
L'époque - le début du nouveau millénaire.

Le lieu - Rome, la ville éternelle, sacrée et profane.

Deux événements entrent en collision. Tandis que la communauté catholique internationale se rallie à Rome pour le Jubilé, le plus important pélerinage chrétien des temps modernes, des milliers de gais et de lesbiennes du monde entier se réunissent pour le World Pride, la première célébration mondiale de la fierté gaie.

Êtes-vous prêt pour la suite ?

Le cinéaste québécois Joe Balass était sur place, au cœur de l’action. LE DIABLE DANS L’EAU BÉNITE est son vibrant compte-rendu des événements.

Joyeux et éclatant, LE DIABLE DANS L’EAU BÉNITE se rend à l’épicentre de la culture catholique pour prendre le pouls des mœurs contemporaines en matière de sexualité et de moralité.

Alors que le Vatican s'oppose avec véhémence au Word Pride, usant de son influence considérable pour tenter d’empêcher l’événement d’avoir lieu, les Italiens, eux, envoient de leur côté un message beaucoup plus pondéré et tolérant.

L’ouverture de la Porte Sainte de Saint-Pierre marque l’inauguration du Jubilé au moment même où la polémique fait rage dans la ville. Le Cardinal Roger Etchegaray, chef du comité du Jubilé, accepte enfin de donner une entrevue au réalisateur. Pendant ce temps, à l’autre bout de Rome, Imma Battaglia, la passionnée directrice du World Pride, telle une Anna Magnani de notre temps, fait la une de l’actualité et utilise son charisme pour rendre plus visible la lutte pour les droits des homosexuels.

Porté par la musique de Domenico Modugno, le réalisateur descend dans la rue avec sa caméra. Des entrevues avec la colorée population romaine se juxtaposent à diverses images d’archives particulièrement puissantes : un prêtre homosexuel parlant publiquement à l’occasion de l’une des premières manifestations gaies en 1982, le premier mariage homosexuel en Italie en 1992, le Pape s’attaquant à la communauté gaie en 1994.

Tandis que la controverse s’enflamme et que les autorités civiles s’en mêlent, le cinéaste rencontre de souriantes grands-mères à l’esprit pratique et de jeunes néo-fascistes exaltés, de timides religieuses et d’exubérants travestis. Et puis, au milieu des pélerins qui recherchent l’absolution, on apprend à découvrir Emiliano et Pier Paolo, deux jeunes hommes qui flânent à travers la ville, tentant de comprendre tout ce qui se passe et cherchant surtout à s’amuser un peu.

Le résultat est un film à la fois candide, divertissant et intelligent, qui pose avec finesse un regard critique mais plein d’humour sur des enjeux d’importance capitale. Au cœur d’une ville en ébullition et d’une société en pleine transition, LE DIABLE DANS L’EAU BÉNITE capte la rencontre de deux moments historiques à la croisée des chemins.

Bio: Joe Balass
Joe Balass dirige Les Productions Compass inc., une maison de production indépendante de Montréal. Cinéaste indépendant, monteur, photographe et caméraman, il s’intéresse tant à la fiction qu’au documentaire. Né à Bagdad en 1966, il fuyait l’Irak à l’âge de quatre ans avec sa famille pour s’établir au Canada. Son travail l’a amené à voyager partout en Asie, en Europe et en Amérique du Nord. Balass a réalisé et produit plusieurs films et vidéos qui ont remporté de nombreux prix, dont Nana, George et moi(1997). Il démontre dans le traitement de ses sujets un mélange de spontanéité, de sérieux et d’humour. Présentement, Joe Balass travaille à son premier long métrage de fiction, ainsi qu’à divers autres projets de documentaires.